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Cémaline au jour le jour

  • Blogueuse mais pas influenceuse !

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    Pendant cette longue période de silence j’ai apprécié me balader chez vous dans votre petit monde simple, sans chichi, sans frou frou, sans tralala mais si riche de partages : les broderies naissantes de Sev, les cartonnages malicieux d’Alice, les affiches magiques de May, les bijoux scintillants de Claude Jeanne et des autres… Je suis passée parfois distraitement, toujours discrètement mais j’ai préservé ces petites fenêtres qui me lient à vous. J’ai aussi navigué ailleurs parce que le chantier de la maison et du jardin ouvraient de nouveaux champs d’actions méconnus, inconnus, j’ai cherché des idées, des tutos, des inspirations ; et je me suis égarée sur ces jolies photos parfaites de la blogosphère, de celles qu’on poste sur insta, qu’on épingle sur pinterest… J’ai aimé l’esthétisme de ces créatrices en herbe qui semblent être « les vraies femmes » du XXIe, les « influenceuses », comme on dit… Mais je me suis vite lassée… Lassée de ces standards imposés dans les newsletters, lassée de lire et relire que la tendance n’est plus guère à la pastèque mais à l’ananas, que la succulente a détrôné le cactus, que le hygge vaut mieux que l’esprit bohème, qu’elles sont nombreuses à tester la journée sans soutif et le petit déj’ veggi, oui moi aussi les filles j’ai testé le gâteau au chocolat sans beurre et celui choco-courgette…Et pendant ce temps-là j’ai oscillé entre l’admiration pour ces autres vraiment si parfaites et ma culpabilité d’être fatiguée, déjà trop vieille et de ne pas vraiment assurer…

    Ma journée à moi commence à 6h30 du matin. A cette heure, j’apprécie le calme de la maison, mon thé brulant et mon muesli pas bio mélangé à du yaourt parfois fait maison… ou pas… Mais à cette heure-là, il y a maintenant 3 enfants qui se préparent aussi et en fonction de leur humeur, j’apprécie… ou pas ;-)

    Je prends pourtant le temps d’échanger un peu, de serrer dans mes bras les loulous pour leur donner du courage, de dire à ma Jo qu’elle est toujours aussi belle, d’observer le visage encore chaud et fripé par l’oreiller de petit loulou, d’entendre le soupir agacé de l’ado parce que le brique de lait est vide, je donne à manger au chat -et même aux chatons en ce moment-et je me prépare moi aussi à affronter ma petite journée ordinaire…

    A plus ou moins 8h, je vais embrasser mon chéri encore sous la couette avant de coiffer mon casque et d’enfourcher ma bicyclette. J’enchaine au travail la lecture des mails et les réponses, les échanges cordiaux et heureusement aussi parfois amicaux, les dossiers, les réunions entrecoupés par ma pause déjeuner-cantine avec chéri durant laquelle je profite pour régler 2 ou 3,4,5 affaires personnelles (savez, le colis à aller chercher au point relais, le sms à l’entraîneur de foot, le passage au distributeur, le point sur la liste du matériel à acheter à bricotruc, le drive, la photocopie du certificat, le RDV à prendre chez le dermato-gynéco-véto…) et un petit thé dans mon thermos avant d’attaquer l’après-midi. A 17h30, je m’en retourne au foyer, à vélo toujours, je retrouve chéri au cœur du chantier, les loulous rentrés du collège et qui ont besoin de moi pour le résumé en histoire et la révision de l’anglais et me raconter le « tu sais quoi, maman… »… Tandis que je tente d’être présente et joyeuse (bin oui important quand même de ne pas faire la tête J) j’attaque le menu du soir (le four à préchauffer, les oignons à couper, les œufs cocotte à casser, le cake au lait concentré qui a l’air trop top sur la photo épinglée)… L’ainé rentre du lycée et nous passons à table… Même si à ce moment-là j’aspire plus que jamais à un peu de calme, j’apprécie encore les turpitudes des échanges sans queue ni tête, les jeux de mots et les blagues, leur émission de téléréalité qui fait débat … Je range la cuisine pour la retrouver belle et propre au petit matin et alors que les enfants laissent leur portable au coin de la télé et partent se coucher je pourrais enfin pousser le petit ouf tant attendu mais là non, je me dis que je pourrais aussi avancer un peu les travaux de chéri, participer davantage à l’avancée du chantier, anticiper les taches pour que le weekend permette une plus grande avancée encore (ou un peu de repos ????) alors je prends le papier à poncer et grimpe dans les combles m’atteler aux  bandes à joints… A 23 heures, j’ai des ampoules aux doigts, les cervicales en compote, le plâtre dans les yeux : je ne sais même pas comment ôter ma tenue de chantier sans envisager le nettoyage complet au petit matin du palier, de l’escalier, du couloir et…

    Chéri s’est endormi sur le canapé, le chat et les chatons aussi… Je prends alors un selfie souvenir et me dit que la petite blogueuse pas influenceuse n’a pas pris de photo pendant sa journée, pendant sa folle tournée : ni cadrée, ni pas cadrée, ni nette, ni floue, ma journée ordinaire et si bien remplie ne m’a pas donner l’opportunité d’une simple pause photo (ni de mon muesli pas bio, ni du cake, ni de la manucure faite la veille et déjà morte, ni…) A 23h15, il me faudra encore me laver 3 fois les cheveux, les sécher, mettre le t- shirt au lave-linge, non à part, car il est trop sale pour être mélangé, m’assurer que mon réveil sonnera bien demain à 6h30 et sombrer enfin…

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    Voilà une journée de mardi assez ordinaire, d’une femme ordinaire du XXIe JEt je vous remercie de ne pas épingler la photo !!! 

     

    A vous aussi « les vraies femmes du XXIe », influenceuses ou pas, je souhaite une  très belle journée !!!

  • Toc toc toc, ya quelqu'un ?

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    Je reviens tout timidement, à pas feutrés... Je n'ose pas...

    J'ai laissé filé les jours, les semaines, les mois et presque l'année...

    J'ai été très-trop occupée...

    J'ai du m'organiser, faire des choix, prioriser...

    Et ça je n'aime pas, non vraiment pas...

    De temps à autres, j'ai jeté un cil par chez vous et plus simplement pensé à vous...

    Je me suis égarée parfois chez celles qui ont le grade "d'influenceuses", j'ai regardé, aimé, souri, me suis questionnée, j'ai tourné et fermé des pages rapidement,

    C'est la rentrée aujourd'hui alors peut-être que je pourrais en profiter pour faire la mienne aussi, ici, avec vous, parmi vous... 

    Mais je ne sais pas s'il reste encore dans la place pour la petite Cémaline qui grandit mais apprécie la régression parfois...Dites-moi dans votre classe, ya t'il quelqu'un qui veut de moi à ses côtés ???

    Douce rentrée à toutes !

  • Apprendre les gestes qui peuvent nous sauver !

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    Il y a des billets qu'on pense et qu'on repense, qui ne finissent pas de trotter dans notre tête, un peu moins légers, un peu moins créatifs  et pour autant on a envie, besoin de les partager... 

    Au lendemain de mon marathon toulousain, je voulais évoquer mon prochain défi sportif, celui qui allait rythmer mon année 2018, je voulais partager un peu avec vous mon expérience de plusieurs années de self défense, mon cheminement dans cet univers pour moi encore inconnu il y a 5 ans mais l'actualité au même moment a frappé fort, c'est le cas de le dire : d'abord il y a eu le terrible assassinat d'Alexia, la joggeuse, puis l'affaire Weinstein, puis encore il y a quelque jours la tribune libre du Monde... Autant le dire, les esprits féminins et les médias ne sont pas très apaisés et je ne souhaite pas faire de mon blog un lieu de débat, ni même nourrir les arguments des uns, des unes, des autres, mais malgré tout j'ai décidé de partager avec vous le plus simplement du monde ce petit bout de vie...

    Après ce long préambule, si vous êtes encore là, c'est que vous êtes curieuses, non ?

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    1- Apprendre à me défendre, pourquoi ?

    Comme de nombreuses femmes, j'ai été outragée dans la rue, draguée parfois maladroitement, parfois vulgairement, j'ai croisé de drôles de bonhommes ("drôles" ici signifiant bizarres, étranges, fous, exhibitionnistes...) et pourtant jamais je n'ai eu envie d'apprendre à me défendre, ni à 20 ans, ni à 30... Et puis je fais la connaissance de chéri qui m'interpelle un peu brutalement sur ma naïveté, mon innocence, qui s'inquiète dès lors que je pars courir dans les champs et les bois alentours à la cité qu'il habitait alors, et qui m'offre parmi ces premiers présents un taiser de poche !!! Je vous explique pas ici l'échange qui a suivi : mon chéri d'amour que j'aime à la folie, il n'est pas question que je courre avec ce truc là et lui sur un ton dominateur (qui ne me dérange pas ;-)): prends-le, on ne sait jamais, ça me rassurera ...

    J'aimais mon monde "arc-en-ciel et bisounours" et mon arme à moi, c'était l'humour, tandis que lui craignait le pire à chaque instant.. Au même moment déjà le kidnapping et l’assassinat d'une joggeuse avait défrayé les chroniques, même les plus petites des blogueuses sportives, et je devais admettre très timidement qu'il n'avait peut-être pas tort, tout en gardant la raison, ma raison, mes raisons !

    Et puis, il y eut dans ma vie en 2013, cette mésaventure que je contais là, sur mon ancien blog:, et ma première réaction quelques semaines plus tard...

    Doucement , j'acceptais l'idée, que je pouvais être une proie, et puisque j'avais appris les gestes qui sauvent en passant les examens adéquats pourquoi n'apprendrais-je pas les gestes qui pourraient me sauver, si je devais affronter le pire ??

    Pour me rassurer, rassurer chéri, j'actais l'idée d'abandonner un an la danse (que je pratiquais depuis l'âge de 5 ans !!!) pour apprendre, juste apprendre les bases, j'avais dit ! Et je n'ai pas quitté depuis le club dont j'avais poussé la porte...

     

    2- Apprendre à me défendre comment?

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    En ville, vous n'aurez que l’embarras du choix pour trouver le cours qui vous correspond, et si j'ai choisi le karaté défense training, c'est d'abord un concours de circonstance, mais j'aurais pu choisir le muay thai, la boxe française, le krav maga, l'objectif recherché étant finalement très similaire ...

    3-Avoir un bon physique, et un bon mental

    J'avais une bonne endurance et une bonne souplesse et c'est ce qui m'a sauvée au début ou plutôt m'a permis de tenir bon. Je vais être honnête: c'est dur, vraiment dur et ça fait mal, vraiment mal !

    Etre capable de se défendre suppose d'accepter être au départ victime (de harcèlement, d'attouchement, d'insultes, d'agressions physiques..). Il faut donc accepter de prendre le premier coup, celui qui est censé vous abattre, de l'absorber, de le digérer (trèèès vite) et d'entrer dans le combat... Alors oui , il m'a fallu accepter les coups légers de mes adversaires d’entraînements (les traces de doigts autour du cou, les rougeurs aux poignets, les hématomes sur les tibias...) et même avec davantage d'expérience la semaine dernière encore quelques belles droites parce que j'avais laissé tombé ma garde !

    Etre capable de se défendre suppose d'accepter le corps à corps physique et brutal avec un homme ! Nombreux sont les cours de défense dédiées aux femmes, c'est chouette qu'il s existent mais soyons clairs: la probabilité d'avoir une femme comme adversaire dans la rue est moins grande que celle d'avoir à faire face aux 80 kilos d'un monsieur qui se croit tout permis... Pour moi, ce fut l'étape la plus difficile  à franchir : une clé, une immobilisation, un combat, suppose d'oser frapper (je vous le rappelle, je viens du monde des bisounours !) mais aussi et surtout d'oser entrer en contact...

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    La première année fut difficile, la seconde encore aussi et la 3ème, j'ai senti que je parvenais à acquérir quelques réflexes, que je me sentais plus à l'aise, que je parvenais à livrer quelques conseils aux débutants, que j’enchaînais avec plus de précisions mes coups, que je gagnais en agilité dans mes techniques, la 4 ème j'obtenais mon grade de ceinture marron et mon coach m'annonçait vouloir me préparer dans la foulée à la noire... Voilà, voilà ce défi qui s'annonce dans quelques mois, et que j'espère relever sans trop de coups:-)...

     

    Et après cette longue parenthèse sportive et mentale je vous promets de revenir avec des articles plus légers et créatifs très vite , hein !

     

Bidouilleuse de jour et de nuit, bidouilleuse insatiable et... bavarde !