Fréquentation

  • Un été avec Olympe de Gouges

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    L'été est la saison ou j'aime renouer avec les plaisirs de la lecture. Ce plaisir là me manque terriblement tout au long de l'année mais mes passions créatives prennent le dessus et j'avance souvent très péniblement dans mes romans au point d'oublier le début quand j'arrive au milieu...

    Mais il y a quelques mois j'ai été formée dans le cadre de mon métier à un genre littéraire dont j'ignorais absolument tous des codes, de la diversité, de l'art :la bande dessinée. J'ai rencontré des professionnels passionnés, passionnants et l'un d'entre eux ma conseilla ça (en vrai il me conseilla une liste qui pourrait remplir mes soirées lectures jusque la fin de ma vie ;-)) :

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    À destin exceptionnel, BD d'exception ! Au fil de 488 pages - dont 400 planches de BD et 39 notices biographiques - Catel et Bocquet font revivre Olympe de Gouges, figure emblématique de l'émancipation des femmes, au XVIIIe siècle.

    J'avais gardé le titre dans mon petit carnet secret, emprunté à la bibliothèque, ce gros ouvrage a très joliment accompagné mon mois de juillet et bien que je ne sois pas révolutionnaitre dans l'âme cette biographie m'a juste enchantée !

     

    Olympe de Gouges, une militante féministe

    Née en 1748 à Montauban d’un père boucher ou, d’après ses dires, du noble Le Franc de Pompignan, Marie Gouze monte à Paris en 1766, après son veuvage, et, sous le nom d’Olympe de Gouges, se lance dans une carrière littéraire tout en partageant la vie de Jacques Biétrix de Rozières, un haut fonctionnaire de la marine. Auteur de nombreux romans et pièces de théâtre, elle s’engage dans des combats politiques en faveur des Noirs et de l’égalité des sexes.
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    Son écrit politique le plus célèbre est la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne (septembre 1791), véritable manifeste du féminisme adressé à Marie-Antoinette. Prenant pour modèle la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, elle affirme que « la femme naît et demeure égale à l’homme en droits » (art. 1
    er).

    À la suite de Condorcet, qui avait rédigé l’année précédente le traité Sur l’admission des femmes au droit de cité, elle considère que la femme détient des droits naturels au même titre que l’homme et doit pouvoir participer en tant que citoyenne à la vie politique et au suffrage universel. Olympe de Gouges revendique également pour les femmes la liberté d’opinion et la liberté sexuelle : à ce titre, elle réclame la suppression du mariage et l’instauration du divorce.

    Sur le plan politique, d’abord attachée à une monarchie modérée, puis républicaine, elle rejoint les Girondins et, convaincue que les femmes doivent jouer un rôle dans les débats politiques, propose à la Convention d’assister Malesherbes dans sa défense du roi Louis XVI en décembre 1792, qu’elle juge fautif en tant que roi mais non en tant qu’homme. Toutefois, sa demande sera rejetée au motif qu’une femme ne peut assumer une telle tâche. C’est cet épisode malheureux que rappelle la légende manuscrite de l’aquarelle anonyme représentant Olympe de Gouges assise sur un fauteuil de style Louis XV, un livre à la main. Très fluide et transparente, cette aquarelle rehaussée de mine de plomb et le fond de paysage simplement esquissé annoncent le romantisme à venir.

     

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    En 1793, lors de la Terreur, Olympe de Gouges s’en prend à Robespierre et aux Montagnards qu’elle accuse de vouloir instaurer une dictature et auxquels elle reproche des violences aveugles. Après l’insurrection parisienne des 31 mai, 1
    er et 2 juin et la chute de la Gironde, elle prend ouvertement parti en faveur de celle-ci à la Convention. Arrêtée le 20 juillet 1793 pour avoir rédigé un placard fédéraliste à caractère girondin, Les Trois Urnes ou le Salut de la Patrie, elle sera jugée le 2 novembre et exécutée sur l’échafaud le lendemain.

     

    Une sacrée bonne femme !!!

     

     

  • Hochet de jonc

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    Au cours de nos vacances, nous nous sommes rendus au Festival du saumon de Pont Scorff : les enfants découvraient le long de la rivière l'histoire de ce poisson mais moi je me suis arrêtée plus longuement aux côtés d'une dame qui tressait des joncs... Drôle de coincidence, car la veille au cours d'une rando, je regardais les champs de blé et me remémorait un souvenir d'enfance : la fête des moissons dans la Puzsta de Hongrie je regardais les vieilles femmes tresser les épis de blé pour en faire de magnifiques décos qui selon la légende apportaient prospérité à la maisonnée...

    Devant mon attention, la dame me proposa de m'apprendre la réalisation d'un hochet et voilà mon résultat... Il n'est pas parfait, mais c'est un joli moment dont j'ai envie de garder la mémoire, si bien que je viens vous transmettre le tuto, au cas où, vous auriez une envie furieuse de tresser la nature ;-)

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  • Mon sac en trapilho...

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    Au printemps j' avais acheté lors d'un vide-grenier pour la modique somme de 2 euros , 2 pelotes de trapilho. J'aurai préféré alors une couleur un peu plus gaie mais à 2 euros, je n'ai pas hésité longtemps : au pire, ces pelotes me serviraient à achever ma upcycled carpet ... Finalement, c'est mon goût devenu légendaire  pour les sacs à main qui a pris le dessus et le temps de mes petites pauses estivales j'ai confectionné mon sac en trapilho (parce que celui là non plus je l'avais pas !!!!). vous noterez la petite finition du coquillage ramassage sur la plage, comme un sac de souvenir....

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Bidouilleuse de jour et de nuit, bidouilleuse insatiable et... bavarde !